Exclusif. Mathieu Albugues, secrétaire départemental des Républicains de Tarn-et-Garonne (LR82), a annoncé ce jour sa démission de ses fonctions après la fusion officielle des listes Thierry Deville (LR) et Jean-Philippe Labarre en vue du second tour des élections municipales de Montauban. Dans une lettre adressée aux adhérents, il explique les raisons d’une décision qu’il assume pleinement.
Une fusion qui fait exploser la direction départementale LR
La liste conduite par Thierry Deville avait terminé en troisième position au premier tour des municipales de Montauban avec 17,97 % des voix, derrière la liste de Jean-Philippe Labarre, classée quatrième avec 12,61 % sous l’étiquette divers centre et l’intitulé « Nouveau Montauban ».
Hier, les deux candidats ont annoncé la fusion de leurs listes pour le second tour. C’est cette décision qui a provoqué la démission de Mathieu Albugues. Dans sa lettre, il indique ne pas avoir été consulté en amont, malgré son mandat de secrétaire départemental : « Si Thierry Deville a précisé avoir l’aval des Républicains, il doit parler du siège parisien car pour ma part, je n’ai à aucun moment été consulté. »
Le « système Baylet », ligne rouge infranchissable
Au cœur du désaccord : la présence dans la liste Labarre de membres proches de Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche (PRG) de Tarn-et-Garonne, et d’un ancien cadre du groupe Dépêche du Midi. Pour Mathieu Albugues, conseiller départemental, cette alliance constitue une rupture avec les valeurs fondamentales des LR.
Il écrit : « Je considère ne plus pouvoir exercer ma mission sereinement et je souhaite exprimer avec la plus grande clarté une ligne de conduite intangible chez moi : le combat contre le système Baylet coûte que coûte. »
Il précise néanmoins rester adhérent du parti et salue le travail accompli par les militants et élus LR du département au cours des derniers mois, avec une mention particulière pour le trésorier Nicolas Semmer qui a quand à lui refusé de rester sur la liste fusionnée.
Contexte : second tour des municipales de Montauban
Cette démission intervient dans un contexte électoral tendu à Montauban, où le second tour des élections municipales partielles oppose plusieurs listes dans une configuration encore incertaine. La fusion Deville-Labarre rebat les cartes et suscite désormais des remous au sein même de la droite tarn-et-garonnaise.




