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Discours de Bayeux : David Lisnard propose une révolution institutionnelle avec 12 propositions pour rendre le pouvoir au peuple français

Mercredi 17 juin 2026, exactement quatre-vingts ans après le discours fondateur du général de Gaulle, David Lisnard a choisi Bayeux pour présenter le programme institutionnel le plus radical de la campagne présidentielle 2027. Douze propositions de rupture résumées en une formule : « reprendre le contrôle ». Septennat, référendum libéré, souveraineté nationale, décentralisation radicale, refonte de la justice : ce n’est pas une réforme, c’est une révolution institutionnelle.

Bayeux, 80 ans après de Gaulle : le choix du lieu dit tout

La place du général de Gaulle à Bayeux, ce mercredi midi, est de ceux qui font le discours avant même que l’orateur ait ouvert la bouche. C’est ici que, le 16 juin 1946, Charles de Gaulle prononçait l’allocution fondatrice de ce qui allait devenir la Ve République, sa vision d’un exécutif fort, d’un État arbitre, d’une démocratie enfin stabilisée après des décennies de parlementarisme impuissant.

En revenant à Bayeux quatre-vingts ans plus tard, David Lisnard installe un parallèle délibéré : en 1946, il fallait reconstruire des institutions après l’effondrement. En 2026, il faut selon lui reconstruire l’autorité politique, la responsabilité et le lien direct entre le peuple et la décision. Son diagnostic est sans ambiguïté : la Ve République a été vidée de sa substance par quarante années de révisions constitutionnelles, de jurisprudences accumulées et de traités européens superposés. La restaurer, c’est la révolutionner.

Le retour au septennat : redonner du temps au pouvoir

Premier chantier : mettre fin au quinquennat. « Il se voulait moderne : il a dénaturé la présidence », tranche Lisnard. « À l’heure des réseaux sociaux, du zapping permanent, des chaînes d’information continue, le pouvoir exécutif doit voir loin quand tout pousse à l’instant. » Le retour au septennat, c’est redonner à la présidence le temps de gouverner — et arrêter la campagne électorale permanente qui paralyse l’action publique depuis vingt ans.

Libérer le référendum : rendre la démocratie aux Français

Deuxième rupture majeure : libérer l’article 11 de la Constitution. Depuis 2005, aucun référendum n’a été organisé en France. Vingt et un ans de silence démocratique. « L’article 11 sera libéré de ses limites thématiques. Tout sujet pourra être soumis au pays : l’immigration, l’école, la justice, la dépense publique. » Il va plus loin en proposant de vrais référendums d’initiative citoyenne, avec un seuil de signatures atteignable et un vote garanti. Ce que les Français décident, les institutions devront l’appliquer.

Contre la captation du pouvoir par les juges

David Lisnard s’attaque à ce qu’il nomme la « captation » du pouvoir par les juges du Conseil constitutionnel, un renversement historique qu’il dénonce sans détour : « Le bouclier protégeait le citoyen contre le pouvoir ; on en a fait un titre d’immunité du pouvoir des juges contre le citoyen. » Il rappelle aux magistrats que chaque décision de justice porte la mention : « Au nom du peuple français. » Ce même peuple dont, selon lui, les juges s’affranchissent.

La souveraineté nationale contre l’Europe des bureaucraties

La même logique souverainiste s’applique à Bruxelles. « La souveraineté européenne est un oxymore. Seule la souveraineté nationale existe. » Sur la Convention européenne des droits de l’homme, David Lisnard veut réviser l’article 55 de la Constitution pour que la loi française reprenne le dessus sur l’interprétation de la CEDH, « à commencer par l’immigration, où l’essentiel des blocages vient de cette Cour ».

Il brandit l’exemple danois : ce pays dispose d’une dérogation aux règles communes d’asile, conservée par référendum en 2015. « Ce que six millions de Danois ont obtenu et conservé, la France, nation fondatrice et deuxième économie de l’Union, l’obtiendra. »

Décentralisation radicale : en finir avec le jacobinisme

Il plaide pour une France radicalement réorganisée : départements et régions fusionnés en une cinquantaine de provinces, sur le modèle de la carte dessinée en 1947 par Michel Debré. « La force de l’État ne se mesure pas à l’étendue de ce qu’il administre, mais à sa capacité de remplir ses missions. » Moins de strates, moins de doublons, plus d’efficacité : l’État recentré sur ses missions régaliennes, sécurité, justice, frontières, défense.

Un discours fondateur dans la campagne 2027

Tout au long de son allocution, David Lisnard invoque l’esprit gaulliste et installe un moment qui se veut solennel dans sa campagne présidentielle. Il confirme maintenir son offre d’une primaire allant du centre à l’extrême droite : « Je pense que ça permettrait d’éviter la défaite, les dispersions. Et puis, ça permettrait aussi d’éviter un autre travers, celui des arrangements de notables, qui se soldent par des projets mous, ambigus, contradictoires. »

Ce discours de Bayeux marque une étape : David Lisnard ne présente plus seulement un programme économique libéral. Il formule une doctrine institutionnelle complète, un président qui dispose du temps d’agir, un peuple régulièrement consulté, un État souverain et recentré sur ses missions essentielles. Une vision cohérente, radicale, assumée.

Décryptage de Pascal Ellul, représentant de Nouvelle Énergie en Tarn-et-Garonne

Ce discours, je l’attendais. Pas parce que j’en connaissais le contenu, mais parce que depuis des mois, j’observais David Lisnard construire méthodiquement les fondations d’une pensée politique totale. Bayeux en est l’aboutissement.

Ce que Lisnard a dit mercredi, c’est ce que beaucoup de Français pensent sans oser le formuler : que la République a été confisquée. Confisquée par des juges qui font la loi sans mandat du peuple. Par des bureaucraties européennes que personne n’a élues. Par des appareils de partis qui préfèrent leurs arrangements aux décisions populaires. Par un quinquennat qui a transformé chaque président en candidat perpétuel plutôt qu’en chef d’État.

Le retour au septennat, ce n’est pas un retour en arrière. C’est la reconnaissance que gouverner prend du temps, et que le temps, on l’a ôté au pouvoir exécutif. Libérer le référendum, ce n’est pas de la démagogie. C’est rendre à la démocratie son sens premier : que le peuple décide. Réviser le rapport à la CEDH, ce n’est pas de l’europhobie. C’est affirmer que la loi votée par les représentants du peuple français doit s’appliquer, y compris sur l’immigration.

David Lisnard a compris ce que ses adversaires n’ont pas encore saisi : les Français ne rejettent pas la politique. Ils rejettent une politique qui décide sans eux, qui légifère sans les consulter, qui se réforme sans jamais rien changer. Ce discours de Bayeux leur dit : vous reprendrez le contrôle. Et c’est précisément pour ça qu’il est fondateur.

En Tarn-et-Garonne, département rural, éloigné des centres de décision, où les urgences ferment faute de médecins, où l’on attend la LGV depuis quarante ans, ce que propose Lisnard résonne différemment qu’à Paris. Ici, on sait ce que ça coûte quand l’État est partout sauf là où on en a besoin. On sait ce que ça coûte quand personne n’est responsable de rien. On sait ce que ça coûte quand le citoyen n’a pas voix au chapitre.

C’est pour ça que je suis Nouvelle Énergie. Et c’est pour ça que le discours de Bayeux est, à mes yeux, le moment le plus fort de cette campagne présidentielle.

La Rédaction
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La Rédaction LVDTG regroupe les journalistes et contributeurs de La Voix du Tarn-et-Garonne, média local indépendant dédié à l'actualité du département du Tarn-et-Garonne (82). Fondé en 2024, LVDTG couvre la politique locale, l'économie, la culture, le sport et la vie quotidienne des Tarn-et-Garonnais. Contact : admin@lvdtg.fr
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