Depuis la séance d’installation du conseil départemental de Tarn-et-Garonne du 13 avril 2026, le vote de Ghislain Descazeaux fait l’objet de nombreuses questions et commentaires. Le conseiller départemental DVG, binôme de Liliane Morvan dont le retrait de procuration a été déterminant dans le vote sur les vice-présidents, a publié une déclaration dans laquelle il apporte ses explications. LVDTG la reproduit intégralement. Les propos ci-dessous n’engagent que leur auteur.
Le contexte selon Descazeaux : un accord passé avant la séance
Dans sa déclaration, Ghislain Descazeaux affirme qu’avant le vote, Valérie Rabault aurait contacté le groupe composé de Jean-Claude Bertelli, Liliane Morvan et lui-même, avec une promesse claire : renverser le « système Baylet » et ne plus faire alliance avec Jean-Michel Baylet. Il indique que cette alliance Bertelli-Rabault était selon lui actée, et que les résultats du deuxième tour, 14 voix pour Bertelli, 8 pour Rabault, rendaient, selon lui, logique et honnête que la moins bien placée se désiste en faveur du mieux placé.
Sa déclaration complète
Beaucoup de choses circulent en ce moment sur mon vote au Conseil départemental. Je dois à ceux qui me font confiance une explication complète et honnête. La voici.
Ce que les médias n’ont pas dit.
Avant le vote, Valérie Rabault nous a contactés — le groupe Bertelli, Liliane Morvan et moi-même. Sa promesse était claire : elle voulait renverser le système Baylet. Elle jurait ne plus faire alliance avec lui. Nous l’avons crue, parce que nous partagions ce diagnostic : le PRG gangrène notre département depuis près d’un siècle.
Une alliance Bertelli-Rabault était actée. Les résultats du premier tour étaient sans ambiguïté : Bertelli 14 voix, Rabault 8. La logique politique la plus élémentaire — et l’honnêteté — commandait que celle qui était la moins bien placée se désiste en faveur de celui qui l’était davantage.
Ce qui s’est passé ensuite.
Coup de théâtre. Valérie Rabault a oublié ses promesses. Elle a couru dans les bras de Jean-Michel Baylet pour assurer son élection. L’accord, les paroles données, le combat partagé contre un système qu’elle dénonçait elle-même — tout cela effacé en quelques heures. Une seule chose comptait : le poste.
Je ne juge pas les ambitions. Mais je juge les retournements de veste quand ils se font sur le dos de ceux qui vous ont fait confiance.
Mon combat contre Baylet n’est pas à géométrie variable.
J’ai payé ce combat très cher. Pendant des années, j’ai été sali, attaqué, marginalisé par ce système — et par certains de ceux qui en sont aujourd’hui les bénéficiaires. Je n’ai pas la mémoire courte.
Voter pour une liste qui se présentait contre Baylet, dans ce contexte précis, après cette trahison précise, c’était rester cohérent avec moi-même. Pas avec une étiquette. Pas avec un calcul. Avec ma parole et mon histoire.
Un mot sur les dégâts collatéraux.
Je sais que ce vote peut rejaillir sur des camarades qui ne m’ont rien demandé et que je respecte profondément. Je le regrette sincèrement. Ils ne méritent pas d’être associés à un choix qui n’est que le mien, fondé sur des faits que peu de gens connaissaient jusqu’ici.
Je ne fais pas le Calimero. J’explique. Et j’assume.
Ghislain Descazeaux, conseiller départemental




